Catégories de logiciels malveillants malware Pix : le mémo pour réussir ses parcours

Les parcours Pix consacrés à la sécurité numérique demandent régulièrement de citer ou d’identifier des catégories de logiciels malveillants. Les réponses attendues tournent autour de familles bien connues : virus, cheval de Troie, rançongiciel.

Le problème, c’est que cette grille de lecture reflète mal le paysage des menaces tel qu’il existe aujourd’hui. Les rapports publiés par l’ANSSI ou par des éditeurs de cybersécurité décrivent des attaques qui passent de plus en plus souvent par des outils légitimes, des vols d’identifiants ou des failles dans la chaîne d’approvisionnement logicielle.

Pourquoi les fiches Pix restent centrées sur des familles de malware datées

Pix évalue des compétences numériques à grande échelle, du collège à l’enseignement supérieur. Pour fonctionner, le référentiel doit proposer des réponses vérifiables et stables dans le temps. Cela explique que les questions portent sur des catégories établies depuis des années : virus, ver, cheval de Troie, logiciel espion, rançongiciel.

Cette approche a une limite. Elle fige la connaissance autour de familles historiques alors que la menace évolue vite. L’ANSSI signale une augmentation des attaques visant la chaîne d’approvisionnement logicielle et les prestataires cloud. Les infostealers, ces programmes spécialisés dans le vol de mots de passe et de cookies de session, occupent désormais une place centrale dans les rapports de menace.

Le secteur éducation-recherche est d’ailleurs placé en tête des signalements dans le Panorama de la cybermenace publié par l’ANSSI. L’écart entre ce que les fiches Pix demandent de connaître et ce qui frappe réellement les établissements mérite d’être souligné.

Femme consultant une fiche mémo sur les catégories de malwares sur un ordinateur portable dans un bureau à domicile

Catégories de logiciels malveillants attendues dans les parcours Pix

Pour réussir les questions Pix sur ce thème, il faut maîtriser les définitions suivantes. Chaque catégorie correspond à un mode opératoire distinct, et c’est cette distinction que l’évaluation teste.

  • Virus : programme qui s’attache à un fichier légitime et se propage quand ce fichier est exécuté. Il nécessite une action de l’utilisateur pour se déclencher.
  • Ver (worm) : se réplique seul à travers le réseau, sans intervention humaine. Sa capacité de propagation autonome le distingue du virus.
  • Cheval de Troie (trojan) : se présente comme un logiciel utile ou anodin, mais ouvre un accès non autorisé à la machine une fois installé.
  • Rançongiciel (ransomware) : chiffre les fichiers de la victime et exige un paiement pour restituer l’accès. C’est l’une des menaces les plus fréquentes contre les entreprises et les organisations publiques.
  • Logiciel espion (spyware) : collecte des informations sur l’utilisateur (frappes clavier, historique de navigation, données personnelles) sans son consentement.

Quand Pix demande de « citer deux catégories de logiciels malveillants », toute combinaison parmi ces familles est acceptée. La formulation exacte peut varier, mais le principe reste le même : nommer des familles, pas des logiciels précis.

Menaces actuelles absentes des questions Pix

Infostealers et vol d’identifiants

Les infostealers ne figurent pas dans les catégories classiques testées par Pix. Leur fonction : aspirer les mots de passe, cookies de session et données bancaires stockés dans le navigateur ou le système. Les rapports récents les placent parmi les vecteurs d’attaque les plus actifs, notamment parce que les identifiants volés se revendent sur des marchés spécialisés et servent de point d’entrée à des attaques plus larges.

Attaques dites « malware-free »

Une part croissante des intrusions n’utilise aucun fichier malveillant au sens traditionnel. Les attaquants exploitent des outils déjà présents sur le système (scripts PowerShell, outils d’administration à distance) pour progresser dans le réseau. Ces attaques sans fichier malveillant échappent aux antivirus classiques et ne rentrent dans aucune des catégories que Pix évalue.

Compromission de la chaîne d’approvisionnement

Plutôt que de cibler directement une organisation, les attaquants infectent une dépendance logicielle en amont. Quand l’éditeur ou le prestataire publie une mise à jour compromise, tous ses clients l’installent. L’ANSSI mentionne en 2025 des cycles de vulnérabilités plus courts sur la chaîne logicielle, ce qui rend ce vecteur particulièrement préoccupant.

Vue aérienne d'un bureau avec fiches de révision sur les malwares, clavier et smartphone pour préparer un parcours Pix

Phishing et quishing : les vecteurs d’infection que Pix aborde autrement

Le phishing n’est pas un malware en soi, mais c’est le mécanisme de livraison le plus courant pour les logiciels malveillants. Pix traite le sujet dans ses questions sur la sécurité des communications, pas dans celles sur les catégories de malware. La distinction est logique sur le plan pédagogique, mais elle peut créer une confusion : un rançongiciel arrive souvent par un e-mail de phishing, et séparer les deux thèmes masque ce lien.

Les techniques de phishing évoluent aussi. Le quishing (hameçonnage par QR code) et la méthode ClickFix progressent dans les campagnes observées en France et en Europe. Cette dernière pousse l’utilisateur à exécuter lui-même une commande malveillante, contournant les protections en s’appuyant sur des outils légitimes.

Stratégie de révision pour les questions malware sur Pix

La meilleure approche reste pragmatique. Pour les parcours Pix, il faut connaître les cinq à six familles classiques et savoir les distinguer par leur mode de propagation ou leur objectif. Le tableau mental à retenir repose sur deux axes : le programme a-t-il besoin d’une action humaine pour se propager ? Et quel est son objectif principal (destruction, espionnage, extorsion, accès distant) ?

Pour aller au-delà du cadre Pix, garder en tête que la majorité des attaques récentes passent par le vol d’identifiants ou l’exploitation d’outils légitimes plutôt que par un virus au sens scolaire du terme. Cette connaissance ne sera pas testée dans un QCM Pix, mais elle change la manière dont on protège concrètement ses comptes et ses données.

Le référentiel Pix remplit sa fonction : poser un socle de vocabulaire commun pour des millions d’utilisateurs. Ses limites apparaissent quand on compare ce socle aux bulletins de menace publiés chaque année. Connaître les catégories classiques suffit pour valider les compétences demandées, mais comprendre les menaces réelles demande de dépasser la grille du référentiel.

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